Comment fonder une famille grâce au don d'ovocyte ?

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Mon souhait est de vous amener à voir que vous n'êtes pas seuls et que même si le don d'ovocyte n'est pas la solution que nous avions envisagée en premier, pour la plupart d'entre nous, nous n'en choisirions pas une autre maintenant. Voici comment nous y avons eu recours. 

Quand j'ai finalement rencontré l'homme avec qui je voulais avoir des enfants, j'étais au début de ma quarantaine. Nous étions tous deux prêts à assumer les responsabilités parentales mais malheureusement mon corps n'était pas prêt à coopérer. Après deux essais de FIV, il nous restait le choix entre : rester sans enfants ou avoir recours au don d'ovocyte d'une jeune femme pour que nous puissions fonder une famille. On nous jugeait trop vieux pour adopter un enfant.

Certains sont consternés d'apprendre combien il nous a fallu de temps pour avoir des enfants, mais pour moi, l'alternative - rester sans enfant - était encore pire. Il m'arrive souvent de penser que seuls ceux qui ont enduré la souffrance que cause la stérilité peuvent vraiment comprendre et apporter une aide très appréciable.

Naturellement, à cause de mon âge, je ne pouvais réellement pas m'attendre à tomber enceinte facilement ou même à tomber enceinte tout court. De nombreuses autres femmes ont besoin de dons d'ovocytes à cause d'une ménopause précoce, que ce soit à cause d'un traitement pour cancer ou pour toute une série de raisons complexes et souvent inexpliquées. C'est une nouvelle accablante pour une jeune femme que d'apprendre qu'elle ne pourra avoir ses propres enfants biologiques. De nombreux membres du Réseau [Donor Conception Network] ont parlé de leur douleur d'avoir perdu leur féminité et aussi des enfants qu'elles ne pourraient avoir avec leurs propres ovocytes. Une membre m'a dit : “J'ai dû faire le deuil de mes ovocytes perdus avant que je puisse aller de l'avant.”

Cependant, pour les femmes qui ovulent, un tant soit peu, et quelque soit la « qualité » de ces ovocytes, il est très tentant d'essayer la FIV avec ses propres ovocytes... « juste une autre fois »

Comme moi, Deborah, une autre membre du Réseau de plus de quarante ans était confrontée à sa fertilité déclinante. Elle décida qu'elle devait faire face et que ses chances de succès en utilisant ses propres ovocytes était très minces.Elle devait aussi accepter que le fait qu'utiliser un don d'ovocytes venant d'une femme plus jeune avait beaucoup plus de chance de succès. Et elle aurait moins de risques d'avoir un enfant anormal.

Une autre membre se trouva très soulagée quand elle oublia la pression de son horloge biologique lorsque son compagnon et elle eurent pris la décision d'utiliser un don d'ovocytes.

Voici quelques autres sentiments et préoccupations ressentis par Déborah, que n'importe quelle femme envisageant le don d'ovocyte peut partager :

Comment vais-je affronter le sentiment d'échec devant mon incapacité à produire mes propres ovocytes même avec la FIV ?
Pour Déborah, le sentiment d'échec fut de courte durée. Il fut remplacé par des sentiments de tristesse et de regret qui, pense-t-elle, resteront en quelque sorte toujours enfouis en elle, bien que très profondément. Son euphorie, quand elle est tombée enceinte, et ensuite quand elle a eu son bébé, a tout contrebalancé.

Je ne pense pas pouvoir supporter l'idée que je porte le bébé d'une autre femme.
Quand la grossesse se déclare, ce sentiment est souvent, mais pas toujours, dissipé D'après Déborah, “ Une fois enceinte, il était clair pour moi que je portais notre bébé. Une autre femme m'avait permis de le devenir, c'est vrai, mais c'était le sperme de mon mari et l'embryon était maintenant dans mon ventre. J'étais très fière d'être enceinte.”

De nombreuses femmes ont des rêves et des fantasmes étranges au moment où elles pensent procréer et espèrent avoir un bébé Après tout, c'est absolument normal. Il est est de même pour celles d'entre nous qui ont besoin d'un don d'ovocytes mais leurs fantasmes sont plus forts et durent plus longtemps. Il est presque certain que c'est à cause de la peur inconsciente d'utiliser un ovocyte venant d'une source inconnue. Cette peur s'apaise souvent avec la grossesse et presque toujours avec la naissance d'un enfant en bonne santé. Obtenir auprès de votre clinique autant de renseignements basiques que possible sur la donneuse peut aider.

Mon enfant n'aura aucun de mes gènes, n'aura rien hérité du côté de ma famille.
C'est un problème vraiment difficile parce que, génétiquement, c'est exact. Cependant Déborah a tourné la question à l'envers : “ et les bons côtés du caractère qui viendront de leur donneuse – ce ne seront pas les miens mais il se peut qu'ils soient formidables ”.

Jusquà là, j'avais fait le tri parmi tous mes sentiments partagés au sujet du don d'ovocytes, le fait d'être sur une liste d'attente pendant encore deux mois semblait trop horrible à envisager.

Déborah peut donner des avis sensés dans ce domaine. “ Il se peut qu'une certaine ambivalence ne soit jamais résolue ou qu'elle le soit à la naissance de l'enfant. Je vous conseille de ne pas attendre d'avoir fait le tri de tous vos sentiments avant de vous inscrire sur une liste d'attente. Vous « perdriez » un temps précieux. Vous pouvez toujours vous faire rayer de la liste si vous pensez que le don d'ovocyte ne vous convient pas .”

Prenez des renseignements sur les cliniques. Utilisez le guide HFEA [Human Fertilisation and Embryology Authority, l'instance britannique qui contrôle l'Assistance Médicale à la Procréation ] qui en fait la liste. Téléphonez et demandez quel est le temps d'attente. Demandez des brochures à celles qui sont les plus prometteuses. Tenez compte de l'accessibilité (il vous faudra y aller souvent), l'attitude du personnel (au téléphone, la langue utilisée dans les brochures, etc). Enregistrez vous auprès de deux ou trois cliniques pour avoir le maximum de chances d'arriver en tête de liste. Certains membres se sentent en sécurité en s'inscrivant dans des cliniques qui pratiquent le projet du partage d'ovocytes (quand on propose aux femmes un traitement FIV gratuit en échange de dons d'ovocytes), d'autres non. Cependant, les listes d'attente dans les cliniques qui font l'opération ont tendance à devenir plus courtes.

Il est également possible d'aller à l'étranger pour subir un traitemennt, dans des pays où il est plus facile de trouver des donneuses d'ovocytes. Si vous envisagez de suivre cette filière, prenez en compte que les lois sur l'anonymat de la donneuse sont différentes de celles qui ont cours au Royaume Uni. Il se peut aussi qu'il y ait une limite aux renseignements que l'on peut obtenir au sujet de la donneuse et son identification. Si, pour vous, il est important que votre enfant ait le choix, adulte, de retrouver la trace de sa donneuse, il vaut certainement mieux que vous suiviez le traitement au Royaume Uni.

D'un autre côté, vous pouvez faire des recherches sur les procédures et lois de l'autre pays.

L'attente :
Les problèmes qui entourent la conception d'un enfant peuvent sembler insurmontables. Il se peut que vous ressentiez une grande douleur et colère quand vous découvrez que vous devez utiliser les ovocytes d'une autre femme. Il peut sembler que vous perdiez tout contrôle ou pouvoir sur l'orientation de votre vie quand vous devez attendre jusqu'à deux ans pour trouver une donneuse. Vous êtes dans les mains des autres. Voici quelques suggestions de la part de femmes et de couples pour vous aider à rester active et positive pendant cette période.

Trouver un conseiller compétent pour discuter des problèmes qui restent à résoudre et vous aider, tous les deux, à penser aux conséquences à long terme qu'impliquent le recours au don d'ovocytes,

Parler et prendre contact avec d'autres couples de l'association qui sont dans votre situation.

Mettre sur pied un projet « rien que pour nous » – du travail à faire ou une activité de loisir qui vous occupera pendant l'attente.

Le choix de la donneuse :
Toutes les cliniques essaieront de trouver une donneuse qui ait les mêmes caractéristiques physiques ou le même groupe sanguin. En plus, il se peut que vous ayiez le choix, selon les disponibilités et/ou la politique de la clinique. Un couple sur Internet a parlé de façon poignante de leur expérience quand ils ont dû abandonner l'idée “ d'essayer de créer une réplique exacte de ‘nous' ”

D'après eux, avoir quelques renseignements sur les donneuses potentielles était tentant mais en fin de compte d'aucun secours. Maintenant que leurs enfants sont en train de grandir, ils souhaiteraient avoir davantage de données à leur communiquer. Je comprends ce qu'ils ressentent : moi, je regrette le fait que mes enfants ne pourront rien trouver sur leurs donneuses.

Depuis juillet 2004, on demande à tous les donneurs de fournir des renseignements de base sur eux, y compris des détails sur leur religion, emploi, loisirs et intérêts, leur raison de faire un don, de même que leurs caractères physiques. Si votre donneuse a été recrutée avant 2004, vous avez la possibilité de demander à votre clinique s'ils n'ont pas d'autres renseignements confidentiels qui ne vous ont pas été communiqués à l'époque. Les donneurs recrutés depuis avril 2005 auront accepté d'être éventuellement recherchés par les enfants qu'ils ont aidé à concevoir, après le 18 ème anniversaire de l'enfant. Ce sera l'enfant qui choisira d'entamer ce processus par le biais de l'HFEA, sûrement après avoir vu un conseiller. Si vous êtes perturbé ou si vous sentez menacé quand votre enfant, à 18 ans ou plus tard recherche son donneur, vous avez peut être besoin d'un conseiller à qui vous pourrez parler de vos sentiments. [ceci est propre à la Grande Bretagne et ne concerne pas la France ]

Le fait que l'enfant désire avoir plus de renseignements sur la donneuse est surement dû au souhait d'intégrer entièrement son identité, plutôt qu'un rejet de ses parents. Si, en tant que parents, vous avez eu une attitude ouverte et détendue avec votre enfant ou vos enfants en ce qui concerne leur origine génétique, vous voudrez certainement les épauler pour traverser cette épreuve difficile quand le temps viendra. Après tout, il est fort probable que vous voudrez rencontrer cette femme généreuse !

Les problèmes du traitement
Même lorsqu'on a trouvé une donneuse, les choses ne se passent pas facilement. Dans notre cas, notre première donneuse n'a pas réagi correctement au traitement et donc le programme n'a pas pu être poursuivi. J'ai ressenti cette déception comme un deuil et j'étais très déprimée. Heureusement, nous avons trouvé une autre donneuse et notre merveilleux premier enfant est né quand j'avais 45 ans. Il y eut plusieurs autres déceptions et programmes interromptus avant que finalement je tombe à nouveau enceinte, trois ans plus tard, de jumeaux.

C'est en parlant avec de nombreuses femmes et couples qui ont des enfants par FIV et par FIV/don d'ovocytes, que je trouve que ces hauts merveilleux et ces bas affreux, les montanges russes des émotions, ne sont en aucune manière inhabituelles. Ce sont des aiguillons qui peuvent renforcer votre relation ou la miner.

Que ressentent les hommes
?
Il n'est pas toujours facile de dire ce que ressentent les hommes car ils expriment moins facilement leurs émotions que les femmes et parce que ce language leur est moins familier. Cependant, d'après des conversations avec différents pères d'enfants conçus grâce à un don d'ovocyte, on a relevé une certaine colère (pourquoi nous ? pourquoi moi ? dans le cas d'un homme dont la fécondité a été mise en doute pendant la période de recherche), mais dans l'ensemble, il semblerait qu'ils aient eu des réactions moins fortes (ou les montraient moins) que les femmes.

Tous les hommes à qui j'ai parlé avaient une approche très pragmatique, et en même temps, se montraient protecteurs envers leur compagne et les sentiments qu'elles ressentaient. S'ils avaient eu un quelconque sentiment de perte, c'était pendant la période avant la grossesse quand ils pensaient, qu'eux ou leur compagne, ne pourraient enfanter. La grossesse était accueillie avec allégresse, bien que deux d'entre eux l'ait vécu dans une grande angoisse. D'après un des hommes, il éprouvait une certaine tristesse, mais pas très grande, en pensant que ses enfants n'auraient pas la base génétique de sa compagne et lui, comme d'autres à qui j'ai parlé, évitait de parler des ressemblances physiques dans la famille. “ Il y a certaines conversations que nous n'abordons pas “, dit l'un des pères.

Mon propre mari partage, lui aussi, ces sentiments. Quand une de nos donneuses n'a pas fourni d'ovocytes, il a été déçu mais pas aussi anéanti que moi. Il adore nos enfants et comme tous les hommes avec qui j'ai parlé, il est un père très concerné qui met la main à la pâte. Mais pendant la durée du diagnostic, du traitement, de la naissance et le temps d'élever les enfants, ses sentiments ont été moins extrêmes que les miens, et cela fut, en même temps une source d'irritation et de soutien (c.à.d. qu'un seul d'entre nous peut se permettre s'effondrer !)

Comme d'autres, nous avons dû apprendre que, avoir des réactions différentes est bien, et même souvent salutaire.

La joie de devenir parent :
Il est difficile de décrire notre joie de devenir parents et le sentiment de dette que nous avions envers notre donneuse. Ceux qui ne connaissent pas notre parcours ne peuvent pas comprendre pourquoi nous sommes si fous de nos enfants et pensent que la nouveauté aurait déjà dû s'estomper ! Cependant, nos sentiments sont même plus forts. Je trouve qu'il est dur de penser, et je le ferai toujours, que je suis mère, seulement grâce à la générosité de deux femmes désintéressées que je ne rencontrerai jamais (nos enfants ayant été conçus avant avril 2005).

Naturellement, tout le monde ne tombe pas amoureux de son (ses) enfant(s) immédiatement. Il faut souvent quelques semaines pour que les liens se créent. Un couple se sentit très loin des sentiments d'extase qu'exprimaient leurs parents et amis après la naissance de leurs jumeaux. La grossesse avait été une période d'anxiété et ils avaient besoin de temps pour s'adapter à la réalité qu'ils étaient enfin des parents, et pour ‘se mettre à l'unisson' de leurs bébés, avant que les liens profonds de père et de mère puissent être profondément ressentis.

Le partage des informations : qui, quoi, quand ?
Je connais quelqu'un qui a été adopté et quand on lui a demandé quand il a appris pour la première fois qu'il était adopté, il a répondu : « Quand avez-vous su que vous ne l'étiez pas ? ».

Je pense qu'il en est de même pour les enfants nés par don d'ovocyte. Toute la littérature et la recherche suggèrent que l'honnêteté est la meilleure attitude. Ne pas dévoiler les faits avant l'adolescence ou l'âge adulte peut saper la confiance dans les relations, qu'il est ensuite dur de reconstruire pour quelqu'un qui sent qu'il a été trompé pendant des années. Le mystère crée une barrière et se ressent presque toujours inconsciemment. Les adultes qui ont été conçus par insemination par donneur disent qu'ils se sentent différents, ne sachant pourquoi, et ils supposent qu'il y avait quelque chose d'horrible qui les concernait.

Comment le dire aux amis et parents ?

Le personnel de notre clinique nous a conseillé de dire à notre famille que nous avions utilisé des ovocytes de donneuses (toutes les cliniques n'envisagent pas l'avenir comme celle-ci). C'est ce que nous avons fait sans aucun résultat négatif. Nous en avons aussi parlé à quelques amis proches, tous, sauf un, enchantés que nous devenions des parents, par quelque méthode que ce soit.

Je sais que certains ne disent rien à qui que ce soit, même pas à leur médecin traitant, et d'autres qui en parleront à qui voudra les entendre. Nous sommes tous différents. Nous avons choisi la voie médiane.

En parler avec de jeunes enfants
:
On peut commencer à dire aux enfants très jeunes comment a été fondée leur famille et compléter au fur et à mesure qu'ils grandissent et comprennent mieux. Certaines personnes en parlent à leurs bébés pour s'habituer à s'exprimer et à parler du sujet. Il existe quelques publications utiles pour savoir comment parler aux enfants sur Internet, particulièrement Our story.

Une des mères sur le Réseau a raconté ‘leur histoire'à ses jumeaux nés par don d'ovocytes : “ Papa a donné sa graine à maman, une gentille dame a donné l'ovocyte et maman avait une bonne place toute chaude pour l'y mettre .”

J'ai, cependant conscience, que quelque soit l'attachement que nous ayions envers nos enfants, nous ne devons pas les ennuyer avec l'idée qu'ils sont « spéciaux » ou leur raconter les essais et les ennuis qui ont entouré leur conception. Les enfants veulent tout simplement être comme les autres et ne veulent pas qu'on les considère différemment, même si pour nous ils resteront toujours spéciaux.

Inquiétudes envers les adolescents
:
Comme tous les parents nous nous attachons à faire ‘ce qui est bien'. Sachant que les adolescents peuvent parfois avoir des paroles blessantes envers leurs parents, il se peut que vous craigniez qu'un jour ils ne vous rejettent en disant ‘tu n'es pas ma vraie mère'. Il est important de faire la part des choses : souvenez vous que les enfants et surtout les adolescents peuvent utiliser n'importe quelle arme au cœur d'une dispute. Il est important pour eux de tester notre amour et de contester les bornes que nous avons établies.

Si nous avons été honnêtes avec eux au sujet de leur naissance, nous sommes en position de force pour faire face à de tels commentaires provocateurs avec calme et sensibilité. Ce dont les enfants ont besoin pour une saine éducation, c'est sécurité, soins, attention et des bornes précises dans le contexte d'un foyer aimant. Si tout cela existe, les préoccupations sur les liens génétiques seront alors un problème beaucoup moins aigu.

Don d'ovocyte, maternité et différence :
Porter un bébé dans son sein, lui donner naissance, l'allaiter ou le nourrir au biberon crée un lien très étroit. C'est tout cela qui nous désigne comme mère et nous différencie très clairement du rôle de la donneuse, quelque soit sa participation essentielle et la reconnaissance que lui nous devons. Les enfants nés à partir de don de sperme n'ont aucune difficulté à différencier leur père de leur donneur. Les enfants nés par don d'ovocyte ont de bien meilleures raisons de ne pas confondre les deux !

Le monde extérieur :
Nous sommes constamment confrontés au problème de savoir, qui parmi les ‘autres', devraient connaître la vérité sur la conception de nos enfants. De nombreux parents sur le Réseau informent l'école, pour que les enseignants soient prévenus et puissent aider un enfant qui choisit de parler de ses origines dans la salle de classe ou la cour de récréation. D'autres pensent qu'il s'agit du choix de l'enfant et que, quand il sera assez grand pour comprendre les conséquences à dévoiler ces renseignements, il choisira à qui les confier.

J'espère que nos enfants ne seront jamais rejetés à cause des circonstances de leur conception. Les recherches montrent que s'ils savent combien ils sont aimés et ont été désirés, cela leur donnera l'énergie nécessaire pour affronter tout un tas d'écueils. Un des avantages de leur apprendre très tôt les circonstances de leur naissance, est que cela ne les dérange pas et pour eux c'est tout à fait normal.

Pour terminer, j'aimerais partager avec vous certaines pensées d'une autre membre du Réseau, mère d'une fillette née par don d'ovocyte :

“ Ce que nous avons réalisé, avec du recul, était que ces problèmes de don d'ovocyte qui étaient des obstacles majeurs (émotionnellement) sont devenus tout à fait insignifiants quand notre fille est née. A notre grande surprise, elle n'avait pas à la naissance des éclairs lumineux sur le front annonçant au monde qu'elle avait été conçue grâce à des gamètes donnés. De nombreuses personnes, amis et parents, avec qui nous avons partagé les essais de cinq tentatives FIV, deux fausses couches et la recherche qui suivit d'une donneuse d'ovocyte, semblaient avoir « oublié » ce qui entourait sa conception une fois que notre fille fut née. Ils partagèrent notre joie de devenir parents ”.

Si vous envisagez d'avoir recours à un don d'ovocyte pour fonder une famille :

• rendez-vous aux séances d'information et adhérez aux groupes de soutien de votre clinique et affiliez-vous au DC Network, il est fait pour vous.

• Ne vous coupez pas de votre famille et amis pendant que vous traversez toutes les épreuves – ils feront preuve de soutien et d'amour.

• Autorisez-vous à être triste, et même malheureuse, à l'idée que la mère de ce futur bébé n'est pas aussi le parent génétique – et puis soyez heureuse que la médecine rende possible de créer une famille d'une manière différente !

• Continuez à parler à votre compagnon, mais souvenez-vous qu'il est normal que chacun de vous voit les choses à sa façon

• Inscrivez-vous sur des listes d'attente très rapidement, vous aurez beaucoup de temps pendant cette attente pour vous faire à l'idée de cette nouvelle possibilité et essayer de résoudre les nombreux problèmes et soucis qui, de toute évidence, seront soulevés par chacun de vous.

• Souvenez-vous que le Net, la famille et les amis sont là pendant toutes les phases du traitement, la grossesse, et la longue période d'éducation de vos enfants – vous n'êtes pas toute seule pour tout assumer.

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